Métropole Grecque Orthodoxe de France – Hélène Papadopoulou

L’ ÉDITION DE L’ OEUVRE DE SPYRIDON SPATHIS - UNE ÉDITION EN SUSPENS

(version grecque)

 

Juin-Août 2001

Mme Christiane Le Mée met au courant -par e-mail- Mme Papadopoulou que Mme Hélène Spathis lui avait léguée tous ses droits d’auteur sur la musique de son père S. Spathis. En plus, elle exprime son vœu de se rencontrer à Paris pour organiser avec la Métropole Grecque Orthodoxe de France l'édition de cette musique suivant le vœu de Mme Hélène Spathis-Petersen.

Dans le temps qui suit, Mme Papadopoulou appelle Son Eminence le Métropolite Jérémie qui lui annonce que la Métropole Grecque Orthodoxe de France n’a pas l’intention de s’en occuper.

Octobre 2001

Mme Papadopoulou reçoit une lettre de la part du notaire Maître Rémi Corpechot, avec laquelle elle se met au courant des termes du testament olographe de Mme Hélène Spathis-Petersen.

Janvier 2004

Monseigneur le Métropolite Emmanuel de France (le successeur de Métropolite Jérémie) appelle Mme Papadopoulou pour lui annoncer son intention de coopérer avec elle, afin d’effectuer l’édition de l’œuvre de S. Spathis suivant le vœu de Mme Hélène Spathis-Petersen.

Février 2004

Le 25 février Monseigneur Emmanuel et Mme Papadopoulou se rencontrent au foyer de l’hôtel Hayatt à Salonique de Grèce. Durant leur conversation, Monseigneur Emmanuel se réfère aux termes du testament de Mme Spathis et aux suivants :

1.      Tous les biens de Mme Hélène Cléopâtre Spathis-Petersen, les livres et les partitions de son père inclus, ont été transférés après sa mort au Foyer Hellénique de Jeunes à Châtenay-Malabry.

2.      M. Eustratios Zeginis, Professeur de Théologie à l’Université d’Aristote de Thessalonique, s’est chargé de cataloguer tous les livres, les documents et tout autre élément existant dans la bibliothèque du Foyer Hellénique de Jeunes à Châtenay-Malabry.

3.      Monseigneur Emmanuel, ayant apprécié son spécialisation sur l’œuvre de S. Spathis[1], propose à Mme Papadopoulou -par rétribution- d’écrire le texte qui va accompagner l’édition de la musique de S. Spathis.

4.      Mme Papadopoulou demande les partitions de S. Spathis[2] pour entamer les négociations avec les éditeurs en Grèce.

5.      Il est accordé que Mme Papadopoulou effectue une première recherche auprès les éditeurs grecs et comme elle possède des enregistrements des « Chœurs Byzantins », elle va aussi négocier une édition accompagnée d’une CD.

6.      Monseigneur Emmanuel cite qu’il a pris contact avec le Directeur de l’Organisation de la Culture Hellénique du Département de Salonique, M. Démétrius Salpistis pour lui demander une subvention pour les besoins de l’édition. Le 27 février, Mme Papadopoulou rencontre M. Salpistis et envoie par fax tous renseignements demandés, concernant le contenu, le numéro des pages etc. Mme Papadopoulou informe par la suite Monseigneur Emmanuel de sa rencontre avec M. Salpistis.

Mars – Décembre 2004

Durant une discussion avec le Métropolite Emmanuel, Mme Papadopoulou remarque qu’il serait très utile pour l’édition de l’œuvre de S. Spathis d’être commentée par des musiciens et éminents musicologues grecs (touchant des thèmes, comme la place de la musique ecclésiastique en Grèce et à l’étranger, la musique en Grèce à partir de sa reconstitution jusqu’à présent etc.) la rendant par conséquent plus interessante, non seulement par ses qualités musicales, mais surtout par son caractère « culturel ». Il est décidé qu’elle s’en occupe et ainsi, durant les mois qui suivent, Mme Papadopoulou reçoit les premières réponses positives.

En même temps, les premiers contacts avec trois[3] Maisons d’édition s’effectuent. Evidement, il n’est pas possible d’avoir le résultat souhaité, puisque Mme Papadopoulou n’a pas encore entre ses mains les partitions de Spathis, sans lesquelles elle ne peut pas donner les informations demandées par les éditeurs.

Premier semestre 2005

Durant un des plusieurs appels faits par Monseigneur Emmanuel à Mme Papadopoulou, le premier cite M. Stelios Kalaitzakis, qui étudie de la Musicologie à Paris, chant à l’église orthodoxe grecque de St-Stéphane et demeure au Foyer Hellénique de Jeunes à Châtenay-Malabry. Il s’engage que M. Kalaitzakis va scanner les partitions de Spathis et ensuite, il enverra une copie à Mme Papadopoulou en Grèce, chose qui ne s’est jamais faite.

Juillet 2005

Nouvel appel de la part du Monseigneur Emmanuel. Il exprime à Mme Papadopoulou de façon assez pressante son vœu de faire enfin avancer l’édition de la musique de Spathis. Ainsi, il invite Mme Papadopoulou à Paris avec son époux M. Stergios Zygouras (musicien et musicologue) pour qu’elle prenne personnellement les partitions nécessaires. En plus, ils vont définir les termes de l’édition. Les détails du voyage s’arrangent par l’Archimandrite Titos Tambakakis, Directeur du Foyer Hellénique de Jeunes à Châtenay-Malabry,

A Paris, le métropolite rapporte à Mme Papadopoulou que l’Archevêché d’Amérique va aussi contribuer financièrement à l’édition préparée.

Pourtant, les harmonisations trouvées par Mme Papadopoulou à la bibliothèque du Foyer Hellénique de Jeunes à Châtenay-Malabry ont été écrites pour chœur masculin. Autrement dit, ces musiques constituaient la première version d’harmonisation faite par S. Spathis en Grèce, avant de venir à Paris. Personne ne savait où se trouvaient les manuscrits de Spathis pour quatuor vocal mixte (à l’exception d’une douzaine des hymnes trouvés dans la bibliothèque) ou le CD fait par M. Kalaitzakis. Finalement, M. Kalaitzakis, qui se trouvait en Grèce, envoie par courrier à Mme Papadopoulou une copie. Hélas, le disque arrivé de Grèce ne comporte que la page du titre de chaque hymne harmonisé et encore pire, tous les hymnes inclus sont écrits pour chœur masculin !

La veille de son retour en Grèce, Mme Papadopoulou décrit à Monseigneur Emmanuel la situation en lui demandant son opinion. Le métropolite se montre très peu disposé à « chasser » les gens qui pourraient l’aider, déclarant qu’on perd du temps valable, donc on doit faire éditer seulement la musique trouvée en ce moment-là dans la bibliothèque du Foyer.

Finalement, il est décidé que Mme Papadopoulou prenne contact avec M. Kalaitzakis les premiers jours du septembre pour demander si M. Zeginis a trouvé d’autres partitions qu’il aurait placé éventuellement en dehors de la bibliothèque.

Septembre 2005

M. Kalaitzakis informe Mme Papadopoulou sur l’existence des autres partitions trouvées, destinées également pour chœur masculin. En plus, il s’engage de parler à M. Alexis Chryssostalis, administrateur de la Cathédrale Saint Stéphane et responsable du service de presse/relations publiques de l’Archevêché à l’époque du Métropolite Jérémie. M. Chryssostalis est musicien et responsable d’une émission religieuse au radio sur France Culture. Selon Mme Le Mée, M. Chryssostalis a pris tous les soins pour l’envoi des affaires de Mme Spathis après sa mort de son appartement, rue Debrousse, au Foyer Hellénique de Jeunes à Châtenay-Malabry. C’était le dernier contact qui se jamais fait entre quelqu’un provenant de la métropole grecque orthodoxe de France et Mme Papadopoulou.

Octobre 2005

Mme Papadopoulou appelle Mme Le Mée qui lui conseille de faire avancer l’édition avec tous les œuvres trouvées jusqu’à présent et de ne pas perdre du temps valable essayant de trouver la « bonne musique ». Elle assure Mme Papadopoulou que l’église grecque a déjà reçu les avoirs et les titres de Mme Spathis !

Une lettre de Mme Papadopoulou adressée au Monseigneur Emmanuel le 20 décembre reste sans réponse.

Mai – Juin 2006

L’e-mail de Mme Papadopoulou à l’Archimandrite Titos Tambakakis, Directeur du Foyer Hellénique de Jeunes à Châtenay-Malabry reste également sans réponse, ainsi que le fax envoyé le 1er juin.

Août 2006

Mme Papadopoulou appelle l’Archimandrite Titos qui lui dit « gentiment » qu’il n’a aucune responsabilité sur le sujet d’édition et donc il n’en sait rien !

Septembre 2006

Le 28 septembre, Mme Papadopoulou demande (par courrier traditionnel et par e-mail) au notaire M. Rémi Corpechot qu’il la mette au courant de toute acte faite jusqu’à ce moment-là pour l’exécution du troisième terme du testament de Mme Spathis. Maître Corpechot sans délai informe Mme Papadopoulou que, tant Mme Le Mée, que Monseigneur le Métropolite seront au courant de sa demande.

Novembre 2006

Lettre de Mme Papadopoulou adressée à Sa Toute Sainteté l’Archevêque de Constaninople, Nouvelle Rome et Patriarche Oecumenique, Bartholoméos Ier, en lui demandant son aide, afin de s’effectuer enfin le « 3e terme du testament de Mme Spathis et que les travaux de l’édition commence.

Quelques jours après, Maître Corpechot fait parvenir par courrier à Mme Papadopoulou la réponse du Monseigneur le Métropolite de France. Le métropolite explique entre autres que le travail d’édition de la musique religieuse byzantine de Spiro Spathis suit son cours et que « les experts » ont déjà effectué plus que les trois-quarts du travail qui sera terminé les premiers mois de l’an 2007.

Février 2007

Prenant l’initiative, Mme Papadopoulou effectue un contact avec l’avocat Charalambos Apostolidis. M. Apostolidis se révèle l’avocat de la métropole grecque orthodoxe de France et un des conseillers du Patriarcat Œcuménique de Constantinople. Il est décidé qu’il prenne contact avec Monseigneur Emmanuel et qu’il aide à la solution du sujet de l’édition de l’œuvre de Spathis, si les deux parties «ont des intérêts communs».

Mars 2007

M. Apostolidis informe Mme Papadopoulou que le métropolite de France reconnait ses droits d’auteur. Il certifie l’existence des experts qui s’occupent de l’édition de l’œuvre de Spathis, sans être possible à quelqu’un d’intervenir au contenu de l’édition. Finalement, il a conseillé le métropolite de ne pas procéder à l’édition sans avoir préalablement averti Mme Papadopoulou. Il s’ensuit un e-mail de Mme Papadopoulou adressé au métropolite Emmanuel.

Mai 2007

Fax de Mme Papadopoulou adressée à Sa Toute Sainteté l’Archevêque de Constaninople, Nouvelle Rome et Patriarche Oecumenique, Bartholoméos Ier, en lui demandant à nouveau son intervention, afin d’achever les travaux de l’édition de l’œuvre musicale de S. Spathis.

Avril 2008

Mme Papadopoulou adresse une troisième lettre à Sa Toute Sainteté l’Archevêque de Constaninople, Nouvelle Rome et Patriarche Oecumenique, Bartholoméos Ier, concernant l’édition de l’œuvre de S. Spathis.

Spiridon Spathis – Page d’ acceuil

SPIRIDON SPATHIS (1852-1941) – Sa vie et son œuvre

 



[1] Papadopoulou Hélène, La vie et l’œuvre de Spiridon Spathis, L’harmonisation des chants byzantins du rite grec orthodoxe dans l’église grecque orthodoxe de Paris Saint Stéphane, D. E. A. en Histoire de la Musique et Musicologie préparé sous la direction de Madame le Professeur Danièle Pistone et la codirection de Monsieur Dimitri Giannelos, UFR de l’Université de Paris – Sorbonne (Paris IV), Paris, 1998.

[2] En Grèce, selon la tradition, seulement les hommes ont le droit de chanter pendant les services religieux. En France, les voix féminines étant admises dans l’église, Spathis soit adaptait ses premières harmonisations pour quatuor vocal mixte, soit il écrivait des nouvelles. De cette façon, plus d’une version existe pour presque chaque hymne, chose qui nécessite de faire le bon choix pour l’édition !

[3] Lydia, Mauromoustakis et Nakas.